Retour à l'accueil

L’inflation salariale américaine est sortie vendredi dernier à +2,9% sur 12 mois contre +2,6% attendu


https://www.la-francaise.com/fileadmin/images/Actualites/2016/EssentielMarches.jpg


Un seul sujet la semaine dernière : les marchés de taux !

Le 10 ans américain n’en finit plus de monter : 2,65% à fin janvier et 2,85% vendredi dernier, le plus haut depuis 2014. Le 10 ans allemand suit le mouvement et passe de 0,63% à 0,75%, le plus haut depuis 2015. Les raisons de ce mouvement ?

  • Réunion de la Fed plutôt rigide. Le ton du communiqué était plus confiant sur l’inflation ;
  • Chiffres économiques toujours bien orientés (confiance consommateur, conference board, PMI chinois, ISM Manufacturier…) ;
  • Mais le chiffre le plus important de la semaine dernière est l’inflation salariale américaine qui sort vendredi dernier à +2,9% sur 12 mois contre +2,6% attendu. Jusqu’à maintenant, les salaires n’avaient pas beaucoup monté aux Etats-Unis et leur accélération fait craindre aux investisseurs une accélération de l’inflation et un resserrement plus fort de la Fed.

Les marchés actions, qui avaient été jusque-là relativement insensibles à la hausse des rendements obligataires, ont nettement corrigé la semaine dernière. A priori rien à voir avec les annonces de résultats, toujours très bien orientées (+15% de croissance des résultats sur 12 mois en zone euro par exemple). 

Donc l’interrogation est de savoir où s’arrêteront les taux ?

  • Sur les taux courts, nous trouvons que l’évaluation du marché reflète déjà assez bien la très bonne tenue des indicateurs macroéconomiques et ce qu’ont signalé les différentes banques centrales. A moins d’imaginer un changement radical de discours, nous pensons qu’il reste assez peu de place à une réévaluation des politiques monétaires. Ce changement nous semble difficilement envisageable car il viendrait ajouter davantage de volatilité à des marchés déjà très agités, et il pourrait entamer la crédibilité des banques centrales longuement acquise ;
  • Sur les taux longs, la question est plus ardue. Les facteurs désinflationnistes de long terme restent largement valables : démographie, taux d’endettement élevé des Etats et des ménages, concurrence accrue avec l’explosion d’internet. Par ailleurs, de nombreux assureurs et fonds de pension aux passifs très longs ne devraient pas tarder à émerger pour profiter de niveaux de taux plus attractifs. Le marché peut toujours continuer à s’emballer, mais de notre côté les valorisations nous semblent aujourd’hui plus attractives (3,1% pour un taux 5 ans américain dans 5 ans).

En savoir plus sur :

Les informations ci-dessus ne sauraient constituer un conseil en investissement, une proposition d’investissement ou une incitation quelconque à opérer sur les marchés financiers. Les appréciations formulées reflètent l’opinion de leurs auteurs à la date de publication et ne constituent pas un engagement contractuel de la société de gestion. Ces appréciations sont susceptibles d’évoluer sans préavis dans les limites du prospectus qui seul fait foi. Le Groupe La Française ne saurait être tenu responsable, de quelque façon que ce soit, de tout dommage direct ou indirect résultant de l’usage de la présente publication ou des informations qu’elle contient. La présente publication ne peut être reproduite, totalement ou partiellement, diffusée ou distribuée à des tiers, sans l’autorisation écrite préalable du Groupe La Française.  
 
La Française Allocation est un OPCVM de droit français relevant de la directive 2009/65/CE. Le fonds a été agréé par l’AMF le 15 juillet 2003 et lancé le 31 juillet 2003. La stratégie a changé à partir du 19 juillet 2012. Société de gestion : La Française Asset Management – Paris – Agrément AMF GP97076 le 1er juillet 1997.

Coordonnées internet des autorités de tutelle : Autorité des Marchés Financiers (AMF) www.amf-france.org.